dmVillefranche 37-14 Villegailhenc - Stade du Moulin, à Lézignan. Mi-temps : 14-8.
Arbitre : M. Nicaud. Spectateurs : 2500 environ.

Villefranche : 7 essais Carivenc (6e), Afflick (12e), Pallarès (30e), Nikolic (51e, 74e), Ugaia (54e), Boscolo (76e), 2 transformations Durand (6e, 51e), 2 pénalités Durand (58e, 60e), 1 drop Bristow (72).
Villegailhenc : 2 essais Renu (19e), Leaga (65e), 2 transformations ; 1 pénalité (36e) Miloudi.

Cartons jaunes
Villefranche : Roux (64e), Afflick (74e).
Villegailhenc : Banquet (33e), Bourrel (74e).
Equipes
Villefranche : Afflick, L. Lafon, Durand, Ugaia, Gohon, Carivenc, Pallarès (cap.), Yèche, Bristow, Sournac, Ginestet, Higgins, Roux. Remplaçants : C. Lafon, Nikolic, Boscolo, Vigroux, Sebea, Al Ghannoufi
Villegailhenc : Soubeyras, Renu, Amaud, Ahcini, Dumontet, Marot, Miloudi, Delarosa, Nicol (cap.), Pau, Leaga, Pelo, Bourrel. Remplaçants : Banquet, Rodriguez, Belondrade, Gau, Gamis, Dumontet.

En dominant en finale Villegailhenc, Villefranche a soulevé le bouclier en même temps que validé sa montée en élite 1, hier à Lézignan. Magistral. Historique. Tout simplement démentiel. Assurément en tout cas un des parcours les plus surpuissants du sport aveyronnais. Oui, après avoir tout explosé sur leur passage en saison régulière et en demi- finale, ces Villefranchois-là ont livré une nouvelle démonstration hier lors de la dernière marche, celle qui leur a offert d’exulter dans les tribunes du stade du Moulin à Lézignan au moment de soulever ce fameux bouclier. Un bout de bois qui leur avait échappé l’an passé à Pamiers. Mais cette fois, Romain Pallarès, au sommet de son art, et les siens avaient la rage au ventre en même temps qu’une maîtrise des débats que Villegailhenc n’a pu à peine contester et seulement par moments.
Mais si le rouleau compresseur habituel a pris les devants très tôt pour ne plus les lâcher, il a malgré tout fallu attendre le retour de la pause – comme souvent – pour voir la supériorité villefranchoise marquer véritablement le tableau d’affichage. Avec notamment deux essais de Nikolic dont la puissance a été une nouvelle fois une arme de destruction massive. Sur son second, les célébrations de titre ont même quelque peu été avancées. Il faut dire que la messe était alors dite. Et ce n’est pas un début de bagarre qui a gâché la fête.

Célébrations et avenir

La fête pour tout un club déplacé en Corbières. Pour des présidents Alquier et Gasc qui vivaient là leur dernière en poste, alors que Marty poursuivra l’aventure avec d’autres dirigeants dont on devrait très bientôt connaître l’identité avec certitudes. En parlant de certitudes d’ailleurs, si le jeu des Rouergats en a encore été rempli, il faut aussi le mettre au crédit du staff et notamment d’un homme, David Collado. L’ex manager des équipes de France étant loués par tous, dans sa gestion et sa science du jeu. Ses gars « sont partis en mission cette année », dira-t-il pour expliquer ce parcours hors norme fait de constance et conjugué jusqu’au bout au plus que parfait.
C’est d’ailleurs aussi une autre bonne nouvelle du côté de la perle : le fait que ce dernier reste en poste la saison prochaine. Il l’a confirmé hier, à même la pelouse après coup, dans un éclat de voix teinté d’émotion et de reconnaissance aussi pour tout l’environnement des rouge et bleu. La montée en Elite 1 certifie donc sa présence à la reprise et même bien avant puisqu’il va falloir maintenant construire un effectif pour rivaliser à l’étage du dessus. Le technicien en dévoilant d’ailleurs un peu dans l’euphorie ambiante : « Avec Albi, je m’étais déjà appuyé sur l’effectif de la montée en Elite 1, et on va aller dans ce sens-là un maximum, même s’il faudra recruter à certains postes pour densifier l’effectif. On fera ce qu’il faut pour être compétitif dès la saison prochaine. »
D’ici là, les Loups ont un moment à part dans leur histoire à célébrer. Eux qui n’ont plus frayé avec les gros bras français depuis 2007 et n’avaient pas sablé le champagne sur un titre de champion depuis 2017. Ça vaut bien un week-end – au moins – de folies. Entamé – sous toute réserve de dinguerie ! – hier soir dans leur QG du “France” à Villefranche, sans oublier la traditionnelle soirée de fin de saison des grillades des joueurs offertes aux dirigeants ce soir. Comme un symbole.

C'était Lézignan-de-Rouergue !
S'ils partaient largement favoris sur le terrain, les Aveyronnais pouvaient craindre en revanche la furia audoise en tribunes. En effet, le village de quelque 1 400 âmes de Villegailhenc avait bien prévu de se déplacer en nombre à seulement quelques kilomètres de là, à Lézignan-Corbières. D'ailleurs, dès la fin de matinée, c'est en cortège que les supporters orange et bleu sont venus soutenir leur équipe. Mais au niveau sonore et de l'ambiance, les Rouergats n'ont pas à rougir de leur prestation derrière la main courante.
Mieux même, ayant mis le feu progressivement jusqu'à l'apothéose finale et l'envahissement de la pelouse ! Dans un stade du Moulin affichant complet ou presque, habitué des joutes d'Elite 1 avec sa formation locale, les bleu et rouge ont donné le ton. Postée dans la partie droite de la tribune moderne de l'enceinte, la cohorte villefranchoise a poussé, tout au long de la partie. En bus pourune soixantaine d'entre eux, mais aussi tant d'autres en voitures personnelles, les aficionados des Loups ont été exacts au rendez-vous. Au niveau de ce rendez-vous qu'eux et leurs protégés ont eu avec l'histoire. En attendant encore mieux d'ici quelques semaines !

 

 

La joie des joueurs villefranchois, de leur staff et de leurs supporters après la victoire en finale d’Elite 2.

Photos Jean-Louis Bories

Photos Jean-Louis Bories

Photos Jean-Louis Bories

Photos Jean-Louis Bories

Photos Jean-Louis Bories