ladepecheAvec un nouvel entraîneur et pas mal d’incertitudes sur le plan financier, les dirigeants villefranchois estiment qu’il est encore trop tôt pour jouer la montée.
Je viens d’apprendre que nos deux recrues fidjiennes ne viendraient pas. On avait finalisé les dossiers pour leur visa, mais heureusement, on n’avait pas pris leur billet d’avion…

L’un nous a dit qu’il n’était pas bien physiquement, alors que ça allait parfaitement jusque-là, et l’autre n’a pas donné de raison valable. »

La saison n’a pas encore commencé que le co-président de Villefranche XIII, Nicolas Alquier, doit déjà faire face à deux galères. « Je pense qu’ils ont eu peur de la situation sanitaire, qui se dégrade à nouveau, parce qu’on recevait beaucoup de questions, souffle le dirigeant. Maintenant, il faut vite se retourner pour que les visas de l’arrière et du pilier qu’on va recruter à la place soient prêts avant le début de la saison, le week-end du 2-3 octobre. Notre nouvel entraîneur, Mark Faumuina, a des contacts en Nouvelle-Zélande, donc on va essayer de finaliser ces deux arrivées cette semaine ou la prochaine. »

Une bonne nouvelle, tout de même : les Loups connaissent désormais leurs adversaires pour la saison à venir. « On ne sera plus dix équipes, mais douze. Toulon monte en Élite 1, tandis que Gratentour, Ille-sur-Têt et Montpellier arrivent dans notre championnat, aussi sur dossier. Et finalement, il n’y aura qu’une poule. Par contre, la fédération n’a pas encore dévoilé le calendrier. »

« Le challenge, c’est déjà de remettre le club en route »

Mais elle a enfin clarifié son règlement à propos de l’accession en première division. « Désormais, le champion d’Élite 2 sera obligé de monter, confie Nicolas Alquier. Jusque-là, 90 % des clubs n’avaient pas la surface financière pour l’assumer et comme on pouvait refuser d’aller voir au-dessus… (ce qu’a fait Villefranche en 2017). »

Maintenant, celui qui jouera la montée devra donc s’en donner les moyens, un objectif a priori inatteignable pour les Aveyronnais concernant l’exercice 2021-2022. « Le challenge, c’est déjà de remettre le club en route après les deux saisons blanches causées par le Covid. On réfléchira à la montée en fonction des résultats et des rentrées d’argent dans les mois à venir. »

« On sera complètement dans une année de transition, prolonge l’autre co-président, Sébastien Marty. On a quand même un nouveau coach, donc il va falloir lui laisser du temps. On avait peur d’avoir plus de départs (sauf accident, il n’y aura que celui d’Alex Magna, selon Nicolas

Alquier), mais le groupe est resté motivé. » Ce dernier va reprendre l’entraînement le 18 août, avant de partir fin septembre en stage de préparation un week-end près de Villefranche et de disputer un matchamical contre une équipe d’Élite 1 ou 2. « À noter que pour l’instant, nous n’avons qu’un joueur non-vacciné contre le Covid. »

C’est sur le plan financier que les Loups ont le plus d’incertitudes : «Nos partenaires nous soutiennent, mais pour en démarcher d’autres, c’est compliqué avec la crise sanitaire. Puis on ne sait pas comment il faut s’organiser avec le pass sanitaire, si on peut proposer des repas d’avant-match et des quines, qui sont essentiels pour l’économie du club. »

« Après deux saisons de frustration, on devrait quand même pouvoir retrouver notre public à Henri-Lagarde (environ 1 000 places) », conclut un Nicolas Alquier positif.

Les onze autres équipes de la poule : Baho, Carpentras, Entraigues, Gratentour, Ille-sur-Têt, Lescure-Arthès, Lyon-Villeurbanne, Montpellier, Pia, Salon, Villegailhenc-Aragon.

Vincent Naël 

Un nouvel espace mi-septembre au centre d’entraînement

Le chantier a commencé il y a peu : un nouveau bâtiment est actuellement en construction au centre d’entraînement de Villefranche XIII. Cet espace de plus de 100 m2 sera opérationnel mi-septembre. Destiné notamment à l’équipe première ainsi qu’aux membres de l’académie, ce dernier sera constitué d’une salle vidéo, de musculation, mais aussi de soins. « Situé à proximité du stade (Henri-Lagarde), il constituera avec la piste de 400 mètres et le complexe nautique un véritable outil d’accès à la performance », écrit le club sur sa page Facebook.

Le co-président Nicolas Alquier explique : « Notre ancien local, qui est seulement à une cinquantaine de mètres, faisait à peine 50 m2 et ce bâtiment a été financé par la municipalité. On est très content de l’avoir parce que c’était une demande du staff, qui voulait que tout le monde puisse travailler dans des conditions optimales. C’est aussi une bonne chose pour la dizaine de moins de 17 ans qui vont entrer dans notre nouvelle académie en septembre. On va leur assurer une meilleure progression pour pouvoir les intégrer à l’équipe senior dans les prochaines années. »

Vincent Naël